
Le Steadicam®, à ses débuts en 1976 et jusque dans les années 1980, était manié par de rares spécialistes pour le tournage de plans très particuliers ou infaisables autrement, mais évidemment très remarqués. L’effet « stead » (fluidité de mouvements, de déplacements, sensation de flottement…) allait rapidement s’imposer comme l’une des figures fondamentales du langage audiovisuel !
De nombreuses améliorations techniques ont été apportées depuis au modèle d’origine conçue par Garrett Brown. De même, d’autres modèles et d’autres fabricants, aux Etats-Unis et en Europe, ont à leur tour contribué à l’essor et à la démocratisation de cet outil.
Aujourd’hui, rares sont les longs et courts métrages, les téléfilms, et dans une moindre mesure les reportages et les documentaires, qui n’ont pas recours pour au moins une séquence donnée à ce procédé de stabilisation. Le stead (pour reprendre son appellation la plus commune) est à ce tit re devenu un outil incontournable de prise de vues. Sa maîtrise constitue par conséquent un atout professionnel sérieux pour tout opérateur image.
Cadreurs, opérateurs de prise de vues, chefs opérateurs et plus largement tout technicien de l’image souhaitant appréhender la prise de vues au stead.
Axé sur la pratique, ce stage met l’accent sur la répétition quotidienne d’exercices de prise de vues au stead, à la manière des « gammes » pour un musicien. Ces exercices permettent aux stagiaires d’acquérir d’une part les réflexes et les automatismes indispensables à la prise en main de cet outil, et d’autre part de se confronter aux situations type de tournage pour lesquelles le stead est usuellement employé ; suivie de personnages dans des couloirs, des escaliers, mouvements « chorégraphiques »…
Les stagiaires prennent en main à tour de rôle l’un ou l’autre stead, de manière à alterner les moments de pratique et d’observation. Ils sont de plus amenés à assurer de temps à autre le rôle d’assistant opérateur ou de comédien.
Tous les exercices sont en permanence encadrés par un formateur confirmé, qui vérifie notamment le respect des principes de sécurité. De même, la santé et la condition physique des stagiaires font l’objet de nombreux conseils de sa part.
Noël Very, chef opérateur, cadreur stead
Diplômé de l’Ecole Louis Lumière en 1966, il est l’un des premiers opérateurs à utiliser le STEADICAM® en France. Il est ainsi présent sur les tournages de nombreux téléfilms et longs métrages, dont « Subway » et « Nikita » de Luc Besson, « Ripoux contre Ripoux » de Claude Zidi, « La Femme de mon pote » de Bertrand Blier, « Les Visiteurs » de Jean-Marie Poiré, « Grosse fatigue » de Michel Blanc, « Place Vendôme » de Nicole Garcia, « Délice Paloma » de Nadir Moknèche… De manière plus générale, il travaille tour à tour comme cadreur, chef opérateur et opérateur steadicam aussi bien pour le cinéma que la télévision, le documentaire que la fiction.
Ou tout autre intervenant de compétence et de réputation équivalentes
Les stagiaires disposent pendant tout le stage de deux modèles différents de stead entièrement équipés et accessoirisés (monitoring, télécomandes…), à savoir ;
Ou tout autre modèle de qualité au moins équivalente.
En outre, ils disposent de plusieurs caméras numériques de poids et de formes distinctes, d’un système de visionnage sur écran large, ainsi que d’une western dolly pour la réalisation de travellings complexes.
Attention ; prévoir des vêtements amples et des chaussures souples !