Niko « HK », producteur et ingénieur du son : transmettre l’exigence du Rock et du Metal au Cifap
Formateur sur la formation Enregistrement et mixage pour musiques amplifiées extrêmes, Niko « HK » revient sur son parcours autodidacte, sa passion pour le Rock et le Métal, et sa vision de la transmission au Cifap.
Producteur, ingénieur du son et fondateur du Vamacara Studio, Niko « HK » accompagne depuis plus de dix ans des artistes issus des scènes Rock, Métal et musiques extrêmes, en France comme à l’international. Reconnu pour son approche exigeante et sa sensibilité artistique, il met aujourd’hui son expertise au service des stagiaires du Cifap en tant que formateur sur la formation Enregistrement et mixage pour musiques amplifiées extrêmes.
Pouvez-vous nous en dire plus sur vous ?
Je suis totalement autodidacte. Je n’ai jamais suivi de formation pour devenir ingénieur du son. C’est par la pratique, la pugnacité et la curiosité que je fais ce métier depuis 10 ans maintenant.
J’ai la chance de travailler avec une très grande partie de la scène Rock et Métal française (Loudblast, Dagoba, Les Tambours du Bronx, Bukowski, Black Bomb A, Parallyx, Dropdead Chaos…) mais également des artistes à la renommée mondiale tels que Sirenia ou Sinsaenum. J’ai aussi eu l’immense privilège de collaborer avec Joey Jordison (Slipknot / Sinsaenum).
Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir formateur à Cifap ?
J’ai toujours aimé échanger et partager. J’ai eu l’occasion d’animer plusieurs master classes lors desquelles j’expliquais mon métier et les méthodes utilisées pour produire du Rock et du Métal. Enseigner est pour moi le meilleur moyen de parfaire ses propres connaissances car il faut apprendre à expliquer ce qui est un exercice tout autre que celui de « montrer ». Le Cifap est un nom qui fait autorité dans le milieu de la formation professionnelle. Il était donc évident pour moi de vouloir y être formateur. C’est Pascal Gueugue de la Fédération Des Musiques Métalliques qui m’aura permis de proposer mes services. Merci à lui !
Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier aujourd’hui ?
C’est un métier qui évolue sans cesse. Les outils utilisés pour mixer et masteriser restent les mêmes depuis des dizaines d’années, mais la sensibilité artistique évolue. Il faut savoir s’adapter, comprendre et apprendre ce qui fait qu’un style va sonner de telle matière, etc… C’est finalement cette sensation d’apprendre quotidiennement quelque chose de nouveau.
Une anecdote ou un moment marquant vécu dans votre carrière ou avec vos stagiaires au Cifap ?
Sans aucun doute ma rencontre avec Joey Jordison. Un musicien hors norme et une personne incroyablement gentille et dévouée à son art.
Quel rôle la formation joue-t-elle selon vous dans la professionnalisation des stagiaires ?
Leur faire comprendre que dans le monde de l’audio, il n’y a aucune magie. Que si tel groupe sonne de telle façon, c’est qu’ils ont tout fait d’une certaine manière. Qu’ils trouvent leur méthode de travail. Méthode qui leur permettra de répondre à leurs attentes, mais également à celles de leurs potentiels futurs clients.
Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se lancer dans votre domaine ?
Être conscient de la charge de travail qu’il faut encaisser pour devenir un expert. C’est une vocation qui dévore et qui ne pardonne pas la moindre approximation.
Pour conclure…
À travers son parcours, sa passion et son sens de la transmission, Niko « HK » incarne pleinement l’esprit de la formation : rigueur, curiosité et exigence artistique au service des musiques amplifiées extrêmes.