Compositeur, cinéaste et ingénieur du son, Jean-Daniel Becache explore depuis de nombreuses années la puissance narrative du son. À travers la formation Sound Design et création sonore au Cifap, il accompagne les stagiaires dans une démarche où la technique devient un véritable outil d’écriture.
Pouvez-vous svp vous présenter et revenir brièvement sur votre parcours professionnel ?
Je suis ingénieur du son et cinéaste de formation. La plus value du sonore, voire sa prépondérance, a animé tout mon parcours, de preneur de son à sound designer en passant par auteur. Les cinématiques sonores, parfois orphelines de support visuel, ont ainsi tout naturellement fait leur chemin de manière autonome.
Qu’est-ce qui vous a poussé à être formateur à CIFAP ?
J’ai été invité comme intervenant au Cifap en sound design suite à mon travail sonore en documentaire. J’y ai aimé à la fois la rigueur et l’espace créatif possible. Un esprit au carrefour des arts et des techniques avec une French touch.
Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier aujourd’hui ?
Transmettre la poésie à l’œuvre dans le geste du technicien, redonner du sens. Bénéficier d’un espace de pédagogie qui permet d’explorer ce que les conditions de production ne permettent pas toujours.
Une anecdote ou un moment marquant vécu dans votre carrière ou avec vos stagiaires au CIFAP ?
Je me rappelle une session d’enregistrement avec les apprenants dans un terrain vague de Montreuil, jonché d’objets hétéroclites, qui se termina en festival d’impacts. En particulier, les explosions de tubes cathodiques des vieilles télés reste un fort souvenir – chargé de symboles.
Quel rôle la formation joue-t-elle selon vous dans la professionnalisation des stagiaires ?
Elle leur permet de revenir sur leurs savoirs, et de les renforcer en se positionnant comme des experts à la fois en technique mais aussi en outils sémantiques sur leur pratique sonore, ce qui les professionnalise.
Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se lancer dans votre domaine ?
Suivre la formation au Cifap qui reste la meilleure, s’équiper et pratiquer la prise de son, puis la prose/poésie de son, trouver des interlocuteurs sensibles à cette démarche.
Pour conclure…
Au Cifap, Jean-Daniel Becache invite les stagiaires à considérer le son non seulement comme une matière technique, mais comme un langage à part entière, un espace d’écriture où chaque vibration raconte une histoire.