Laurent Firode réalisateur, scénariste, metteur en scène et formateur sur le stage “Adapter son jeu pour la comédie et pour la caméra” nous présente son nouveau film :
“Le film choral est à la mode. On parle même souvent d’effet de mode. J’entends souvent dire aussi que le film choral est un genre comme le western ou la comédie musicale.
On dirait qu’on vient de découvrir le récit multiple.
Je dirais plutôt qu’on vient de retrouver le goût des histoires. Le récit choral est bien le plus ancien, la première forme de tous les récits, souvenons nous du Don Quichotte, qui multiplie avec ravissement les destins d’un grand nombre de personnages annexes au récit central, du Satiricon, de L’âne d’or d’Apulée, ou encore des Mille et une nuits qui sont, je pense, l’aboutissement du récit choral.
J’ai toujours été très sensible à cette forme du récit. Dans mon premier film, Le battement d’ailes du papillon, je suivais le destin de treize personnages. Il n’y avait pas de véritable héros.
C’est cette notion qui me séduit dans le principe du film choral : c’est affirmer qu’il n’y a pas de personnages plus intéressants que d’autres. Tous sont dignes d’intérêt. Tous les personnages et, par extension, tous les individus méritent qu’on raconte leur histoire. Il n’y a pas de hiérarchie.
Dire que tout le monde est digne d’être le héros d’une histoire c’est forcément refuser le diktat imposé par les médias du star-system. Faire un film choral est comme faire un acte politique dans le sens qu’on refuse un état de fait et que l’on tente de montrer une autre façon d’envisager la fiction et par extension le réel.”
Laurent Firode
Plus d’informations : http://paramour-lefilm.com