
À peine la photographie est-elle née qu’elle a voulu gagner une dimension supplémentaire en s’emparant de la stéréoscopie. De la même façon, les premières expériences de cinéma relief ont suivi de près l’invention du cinématographe.
Les techniques pour réaliser un film en relief ne sont pourtant pas simples à mettre en oeuvre. Dans les années 50, Hollywood en a fait les frais en voulant produire en masse ce nouveau type de spectacle. S’agissait-il de relief mal compris, mal filmé, mal mis en scène ou mal monté, voir mal projeté ? Malheureusement, ces expériences souvent insuffisamment maîtrisées ont pour longtemps ancré dans l’esprit des spectateurs que le relief, « ça fait mal aux yeux et à la tête »…
L'arrivée des technologies numériques a enfin permis de produire et de diffuser des films en relief dans de meilleures conditions. Grâce à ces nouveaux outils, de plus en plus fiables et accessibles, un nombre croissant de professionnels peut aujourd’hui s’essayer au relief.
Longtemps cloisonné aux parcs à thème, le cinéma en relief s’étend ainsi progressivement à tous les types de productions. L’industrie cinématographique mise tout particulièrement sur le relief pour apporter un supplément de spectacle à ses productions et attirer de nouveau le grand public dans les salles obscures. Beaucoup de studios d’animation ont déjà franchi le pas, de même que plusieurs cinéastes de renom comme James Cameron ou Jean-Jacques Annaud…
Ce stage propose aux participants de comprendre et maîtriser les principales techniques de prise de vues stéréoscopiques pour le cinéma en relief, à travers une prise en main d’outils dédiés à ce type de tournage.
Directeurs de la photographie, chefs et assistants opérateurs confirmés.
Etre parfaitement familiarisé aux outils et techniques de prise de vues « 2D », de préférence en numérique.
Cette formation propose de confronter en permanence la théorie à la pratique. Aussi les stagiaires sont très vite amenés à manipuler un module de prise de vue stéréoscopique, en percevant directement le résultat de ses réglages sur grand écran ou moniteur relief. Ces premières expérimentations permettent d’une part une meilleure compréhension de notions théoriques fondamentales parfois complexes, et d’autre part une prise en main rapide des équipements spécifiques pour le tournage en relief.
Cette approche initiale est ensuite renforcée par différents exercices de prise de vues dans des configurations techniques variées (utilisation de différents modules, adaptation à différentes caméras, prises de vue en hyper et macrostéréoscopie…). L’accent est mis en particulier sur le calibrage des caméras et la bonne utilisation du monitoring, afin de garantir un résultat optimal respectant les limites de la vision humaine.
Une fois cette expérience technique acquise, les stagiaires sont en mesure d’appréhender les aspects narratifs et artistiques de la prise de vue stéréoscopique. Ils disposent pour cela d’un logiciel simple d’utilisation, FrameForge Previz Studio, qui permet de visualiser de manière détaillée le découpage d’une séquence en relief et d’anticiper très précisément les réglages de caméra. Cet outil permet en outre d’aborder de manière concrète la mise en scène en relief, son vocabulaire, ses problématiques et ses principaux ressorts.
La seconde semaine du stage est entièrement consacrée à la réalisation d’un exercice de synthèse, qui vise à valider les connaissances et savoir-faire précédemment acquis en engageant un travail créatif plus personnel. Il s’agit ainsi de concevoir le découpage d’une séquence ou d’un petit court métrage de fiction en vue de son tournage sur deux jours. En fonction du nombre de stagiaires, une seule ou plusieurs versions sont tournées, ensemble ou par groupe.
Les stagiaires assistent ensuite au montage et à la finalisation de leurs travaux. Cette étape permet de comprendre d’une part les corrections/modifications que l’on peut apporter sur l’image relief en post-production, et d’autre part de connaître les méthodes et les outils pour les mettre en oeuvre. De plus, l’accent est mis sur le travail final d’harmonisation de la plage stéréoscopique, afin d’assurer une diffusion/projection la plus confortable possible.
Alain Derobe, directeur de la photographie et stéréographe.
Et/ou
Laurent Verduci, chef opérateur et stéréographe.
Et
Hugo Barbier, chef opérateur et truquiste After Effects, il a participé au sein de la société AmaK au tournage et à la post-production de nombreux films en relief pour les parcs à thèmes (Vulcania, Culturespaces…). Hugo Barbier a par ailleurs réalisé de nombreux clips, courts métrages et publicités (pour Mistergooddeal, Bouygues Telecom…).
Et/ou
Thierry Pouffary, assistant opérateur et stéréographe.
Et/ou
Cédric-Alexandre Saudinos, réalisateur et stéréographe, associé de Parallell Cinema. Il a notamment co-réalisé le premier cours interactif au cinéma en relief tourné en relief, de même que participé au développement des fonctionnalités de prévisualisation relief dans le logiciel de storyboarding « Frameforge Previz Studio » .
Ou tout autre professionnel du cinéma en relief de compétence et de réputation au moins équivalentes.
Station de travail PC ou Mac équipé du logiciel FrameForge Stereo Lab (visualisation anaglyphe)