Un comédien n’a nul besoin d’être lui-même un humoriste pour faire rire aux éclats le public d’un film. Au contraire, à vouloir à tout prix être drôle, il risque de surjouer, de désamorcer les gags et de trahir au bout du compte les intentions du scénariste et du réalisateur.
La comédie oblige ainsi le comédien à se mettre d’abord au service du film et non l’inverse. Il doit bien comprendre les ressorts du scénario, du découpage et de la mise en scène, en considérant par exemple les aspects techniques du tournage (morcellement des prises, contraintes de cadre et de déplacement, temps de tournage limités…), non comme des freins à sa propre prestation mais au contraire, comme des appuis. De même, il doit savoir s’économiser et donner le maximum de possibilités pour « la bonne prise », celle qui peut-être marquera le film, et donc, par ricochet, sa propre carrière.
Une expérience professionnelle préalable au théâtre, à la télévision ou au ciné-ma, est indispensable.
Accès gratuit pour les intermittents relevant de la catégorie professionnelle « artistes interprètes » justifiant de 2 ans d'ancienneté dans la profession et de 48 cachets répartis sur les 24 mois précédant la demande de stage.
Accès possible pour les autres catégories d’intermittents sur étude de dossier par l’AFDAS (renseignements au 01 44 78 38 44).
Ouvert aux salariés dans le cadre de la formation professionnelle continue.
Axée sur la pratique, cette formation propose aux participants de s’approprier et ce réinterpréter de manière originale plusieurs courtes scènes extraites de longs métrages ou séries TV emblématiques (comédies de mœurs, films burlesques, tragi-comédies…), en repartant des scénarii initiaux.
Ces extraits, choisis préalablement par le formateur principal, sont répartis entre stagiaires au début du stage. Ces derniers doivent imaginer des pistes d’interprétation, ainsi que des idées de mise en scène, de découpage, sans tou-tefois changer la trame narrative ou le scénario de départ.
Ces propositions sont d’abord testées à travers de courtes improvisations et répétitions, pendant lesquelles les stagiaires prennent en main une caméra témoin pour s’enregistrer, mais aussi s’approprier et parfaire le découpage défini en amont.
Après un premier visionnage collectif, le formateur principal, qui assure dès lors le rôle de réalisateur et de metteur en scène, fait la synthèse de ce premier travail et donne ses directives en vue du tournage réel des scènes la semaine suivante.
Cette nouvelle étape est organisée entièrement en studio. Les stagiaires passent successivement devant la caméra (ils interprètent leurs scènes) et derrière (ils se-condent l’équipe technique). Cette double approche leur permet ainsi d’appréhender de manière approfondie toutes les contraintes techniques auxquelles ils doivent se confronter en tant qu’acteur : déplacements signalés par des croix au sol, faux décors ou fonds verts, champ/contre-champ sans partenaire, non chevauchement des voix…
Dans cette même logique, les stagiaires passent ensuite en salle de montage, aux côté d’un(e) chef monteur(euse), pour découvrir comment leurs personnages et la scène peuvent être (re)construits à ce stade. Tous peuvent alors juger de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas bien dans chaque scène. De même, par comparaison avec les premières répétitions, le formateur peut mettre en évi-dence la progression de chacun.
Fort de ce résultat, un second tournage est organisé pour parfaire certaines scènes ou en essayer de nouvelles, dans des conditions réelles de tournage (extérieur ou intérieur). A chaque prise, le réalisateur demande des « variantes » d’interprétation (exemple : plus lent, plus grave…). Les acteurs ne doivent pas seulement jouer juste, ils doivent aussi donner un maximum de possibilités pour le montage définitif.
L’ensemble de ce travail, une fois terminé, fait l’objet d’un visionnage collectif, pendant lequel sont aussi dévoilés les extraits originaux dont sont tirés les scènes. Cette comparaison permet de mettre en évidence tous les ressorts comiques possibles de chaque scène et ainsi de renforcer l’imagination et le savoir-faire des stagiaires.
La formation se conclut enfin par un dernier exercice, sous la forme d’un casting fictif. Pendant la dernière semaine, le formateur donne une ou deux scènes comi-ques très simples à préparer en vue de ce dernier jour. Un directeur de casting est présent pour l’occasion, afin de juger des prestations de chacun et de leur faire partager ses points de vue sur le travail d’acteur en comédie.
Laurent Firode
réalisateur, scénariste et metteur en scène : LONGS METRAGES : "Le Battement d’ailes du papillon" avec Audrey Tautou et Faudel (2000) "My First Wedding" avec Rachael Leigh Cook et Kenny Doughty (2004) "Quartier VIP" avec Johnny Haliday, Pascal Legitimus, François Berléand, Valéria Bruni-Tedeschi et Catherine Jacob (2005)- TELEFILMS : "Moitié Moitié" avec Roland Magdane et Valérie Mairesse (2002) "La pomme de Newton" avec Bruno Lochet, Félicité Wouassi et Sylvie Granotier (2005) "Comment lui dire ?" avec Roland Magdane et Catherine Jacob (2006).
Et
Max Morel
directeur de casting, acteur
Ou
Fabienne Bichet
directrice de casting, membre de l’ARDA
Et avec le concours d’un(e) chef opérateur, d'un(e) chef monteur(se) et d’un(e) ingénieur du son.